February 4, 2023
les vainqueurs de la Coupe du monde au Qatar - Corriere.it


De Aldo Cazzullo

CR7, dont la dernière image mondiale restera le désespéré qui pleure dans le tunnel, seul. Suarez, de flingueur (incorrect) à banc. Kane et Lukaku, qui commencent à craindre que leur meilleur soit derrière eux. Voici le cycle des vainqueurs de la Coupe du monde au Qatar

DE NOTRE REPORTER
DOHA (QATAR) – Pour un Leo Messi qui lors de son dernier match en Coupe du monde soulève la Coupe tant attendue, il y a un cycle de perdants digne de Giovanni Verga. Parce que la Coupe du monde, qui devrait être une fête de la joie et de la jeunesse, n’a jamais été comme cette fois le rendez-vous avec la mort sportive des grands champions; qui représente toujours le présage de la mort réelle.

Contrairement à Neymarqui aura 34 ans en 2026 et sa dernière chance, Cristiano Ronaldo n’a pas félicité son rival de toujours via les réseaux sociaux, Léo Messi.

La dernière image mondiale de CR7 restera sa pleurs désespérés dans le tunnel
entre la pelouse et les vestiaires, seul, sans un Macron – hier soir sur le point de traquer Mbappé – pour tenter de le consoler.

Une triste vieillesse footballistique, celle de Ronaldo. Champion extraordinaire, bilan toujours incroyable ; mais la série de séparations traumatisantes – Real Madrid, Juve, United, maintenant l’équipe nationale – semble le miroir de son narcissisme. Si Messi a gagné la Coupe, c’est parce qu’il a su devenir le leader d’une communauté.

Splendide au lieu de l’adieu de Luc Modric, à 37 ans encore capable de s’indigner – sans raison – contre l’arbitre Orsato, mais surtout de s’émouvoir sur le terrain et d’embrasser la médaille de bronze. Le capitaine qui emmène sa petite nation en finale à Moscou et à la troisième place à Doha, également applaudi par ses adversaires, ne doit avoir aucun regret.

Moins serein l’accueil de Luis Suarez. De Pistolero à joueur de banc. Avant-centre très fort mais incorrect, de Chiellini mordu Ail faux examens d’italien.

Ça nous a rendu plus triste le visage creusé par indio di Edinson Cavani: l’entraîneur uruguayen Alonso a tenté de le faire entrer, mais la Matador ne l’a jamais vue ; et à la fin cela ressemblait au masque inutilement moite de l’impuissance.

Le capitaine polonais a pris congé avec le penalty de la France – le but du drapeau Robert Lewandowski34 ans, une Coupe du monde pour le reste à oublier.

Il a 36 ans Manuel Neuer, gardien-symbole de l’Allemagne : skier pour oublier la déception qatarie ; est tombé dans la neige fraîche, s’est cassé le tibia droit; saison terminée.

Ils auront une autre chance Harry Kane et Romelu Lukaku. Mais les deux partent pour trente. ET ils commencent à ressentir cette sensation qui tôt ou tard rattrape tout le monde : l’idée que le meilleur est derrière eux, et qu’il reste moins de temps que celui déjà brûlé. Se remettre du penalty manqué contre la France, et des fautes sensationnelles devant le but face à la Croatie, ne sera pas facile pour l’avant-centre anglais ou belge.

La douleur des vaincus apparaît exacerbée par rapport au passé. La génération des grands Suédois qui ont disputé et perdu la finale de 1958 à domicile était à l’étape des adieux : Gunnar Nordahl avait 37 ans, Gunnar Gren 38, Niels Liedholm 36. Je marque tout de suite, puis on ferme en défense a déclaré le Baron au début du match avec coéquipiers. Il fit immédiatement signe ; mais ensuite les Brésiliens en ont poussé cinq. Les images vintage dépeignent des poignées de main viriles, des chemises échangées, une atmosphère sereine.

Aux antipodes du climat macabre qui régnait dans le vestiaire français, avec Deschamps en larmes qui contrairement à Mbappé s’est laissé embrasser par Macron.

Kylian aura vingt-quatre ans demain, le numéro un mondial, mais dans le football les cycles ne sont pas éternels ; après la défaite aux tirs au but en 2006 contre l’Italie, la France a mis des années à se remettre, lors de la Coupe du monde en Afrique du Sud, elle n’a marqué qu’un seul but.

Il n’y aura pas de USA-Canada-Mexique Olivier Giroud: sa belle aventure en Coupe du monde s’est terminée par un remplacement prématuré et un geste de colère. a empiré à Karim Benzémaqui fête ses 35 ans aujourd’hui : des scandales, des blessures et une relation difficile avec ses coéquipiers lui ont enlevé deux finales.

(Puis, à côté de la mort sportive, il y a la mort des sportifs. La souffrance, la maladie ; car la douleur touche aussi des corps et des âmes fortes comme la leur. Ces derniers jours nous avons connu un court-circuit émotionnel. L’aggravation de Pel et de Vialli. La disparition d’un champion bien-aimé comme Sinisa Mihajlovic et d’un grand sportif comme Mario Sconcerti. L’émotion avec laquelle les passionnés ont vécu ces hauts et ces bas de sentiments était très intense, et elle a réconforté à la fois ceux qui luttent contre le mal et ceux qui pleurent une perte. Les grands champions, comme les vieux soldats, ne meurent jamais ; disparaître).

19 décembre 2022 (changement 19 décembre 2022 | 18:06)



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