February 4, 2023


CINEMA AWARDS - Les lauréats

Les Prix Cinematografo ont été décernés à Francesco Bruni, Davide “Boosta” Dileo, Leonardo Maltese, Margherita Mazzucco, Lorenzo Mieli, Gianfranco Rosi, Jasmine Trinca, Elisabetta Sgarbi, au Cinéma Barberini de Rome le vendredi 16 décembre. Les prix ont été décernés aux protagonistes du monde du cinéma, de la sérialité et de la culture, par la rédaction de la Rivista del Cinematografo qui soutient et accorde une attention particulière à la production italienne, à la fois en reconnaissant leurs efforts et en promouvant leurs thèmes, histoires et personnages.

Le Premio Navicella Cinema Italiano a été décerné à In viaggio de Gianfranco Rosi avec la motivation suivante :

Migrations, terres déchirées par les conflits, la pauvreté, la douleur : en suivant le chemin du pape François, Gianfranco Rosi retrouve aussi les lieux habités par son cinéma. L’immédiateté et l’élan de cette œuvre repositionnent l’utopie d’un message, et de la parole, qui dépasse les dogmatismes religieux pour devenir un véritable langage politique et révolutionnaire.

Le prix de la meilleure interprétation à Margherita Mazzucco pour Chiara de Susanna Nicchiarelli :

Pour avoir rendu aux nouvelles générations la complexité d’un Saint concret, charnel, contemporain. Une Chiara enfin pleine et humaine, loin des liturgies dévotionnelles et des oléographes, dans laquelle le travail d’une actrice tout aussi têtue et incroyablement mature se fait fortement sentir.

Le prix Révélation de l’année à Leonardo Maltese pour Le Seigneur des fourmis de Gianni Amelio :

L’une des histoires les plus douloureuses de notre passé revit face à un acteur inédit et fulgurant. Son jeu est complexe et agité, vigoureux et poignant, et démontre la capacité désarmante d’un acteur qui, suivant la leçon d’un metteur en scène toujours attentif à valoriser les jeunes talents, est déjà capable d’allier engagement et poésie.

Le prix du meilleur premier film à Marcel ! de Jasmine Trinca :

Une petite fille aime sa mère, mais sa mère aime Marcel, son chien. Le premier long métrage de Jasmine Trinca, après le court métrage courageusement autobiographique BMM Being My Mom en 2020. Mais pas solipsiste : le parcours de la mère (Alba Rohrwacher) et de la fille (Maayane Conti) aussi le nôtre, le bagage archétypal des contes de fées. Marcel n’a rien à voir avec le cinéma dans lequel il a joué, et bonne nouvelle : Jasmine Trinca est réalisatrice.

Le Premio Navicella Serie a Tutto demande le salut par Francesco Bruni :

Fragilité et inadéquation, humour et espoir : dans son premier récit feuilleton, habité par un Federico Cesari magistral, Francesco Bruni s’affirme comme le meilleur auteur italien à raconter l’histoire d’un jeune âge. Et lui, avec un regard empathique et affectueux, sur l’inquiétude et l’inquiétude de ceux qui se sentent perdus dans un monde hostile.

Le Prix de la bande originale à Davide Boosta Dileo pour La prima Regola de Massimiliano DEpiro :

Le co-fondateur et claviériste de Subsonica développe une partition hétéroclite et magnétique, un son qui amplifie les connotations du non-lieu école, classe, banlieue dans lequel se déroule le film de DEpiro, contribuant au contour nuancé des humeurs des personnages. Avec en point d’orgue Come un sasso, une chanson calquée sur la voix de Violante Placido.

Le prix spécial Together dell’Opera a été décerné à Lorenzo Mieli, PDG de The Apartment, une société du groupe Fremantle :

Prenant exemple sur son maître, l’ineffable Lopez de Boris 4, il a su intégrer notre système audiovisuel à grande vitesse. La perspective globale, The Apartment the parlour, accueille Sorrentino et Guadagnino, My Brilliant Friend et The Young Pope. Il ne le dit pas, mais on le sait : Lorenzo Mieli la traduction italienne de showrunner. Avec l’écho de Shirley MacLaine de The Apartment (Billy Wilder, 1960) : Shut up and deal !.

Le Prix Diego Fabbri à Elisabetta Sgarbi aux éditions La Nave di Teseo :

Pour le travail important avec la Nave di Teseo dans la promotion et la diffusion de la culture cinématographique. Une proposition, qui aussi avec l’implication de réalisateurs-scénaristes et grâce à une série d’autobiographies incontournables, cultive la relance de l’édition cinématographique dans une dimension moins austère et élitiste, plus passionnelle et inclusive. L’histoire entrepreneuriale et culturelle de Sgarbi confirme, une fois de plus, qu’il s’agit d’une affaire de cœur.

Le prix Toni Bertorelli Controluce a également été décerné, la reconnaissance créée pour rendre hommage à un acteur raffiné et à un interprète dont on se souvient souvent pour la particularité de son visage et la profondeur de ses interprétations mémorables tant au cinéma qu’au théâtre et à la télévision. Créé en 2017, le prix récompense des interprètes italiens réputés en quelque sorte similaires à Toni Bertorelli, donc en dehors des canons esthétiques et d’acteur habituels et qui, qu’ils soient protagonistes ou non, ont fait preuve d’interprétations particulièrement significatives et originales. Les lauréats de cette année sont Sonia Bergamasco et Lino Musella. Les gagnants ont été désignés par un comité d’amis et de collègues qui ont partagé certaines expériences de leur vie artistique avec Toni Bertorelli : Marco Bellocchio, Valeria Ciangottini, Steve Della Casa, Fabio Ferzetti, Luca Pallanch, Marco Tullio Giordana et Mario Martone, sous la supervision de Barbara Chiesa.

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