February 4, 2023
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Les contes de fées sur le football n’ont pas toujours une issue heureuse, mais ce sont toujours de beaux contes de fées. En finale de la Coupe du monde, face à l’Argentine de Leo Messi, la France championne en titre est pronostique ; Le Maroc, véritable surprise du tournoi, a dû se contenter des applaudissements du monde qui l’enracinaient surtout avant, et qui après la victoire 2-0 des Bleus en demi-finale lui rend hommage pour son courage, son audace et bon jeu. La différence était certes le rythme technique supérieur des Bleus, mais aussi une pincée de chance de Deschamps, un premier mauvais choix de Regragui et le manque d’expérience des joueurs maghrébins sous le but. La France, c’était avant tout la direction de Griezmann et les déchaînements de Mbappè ; Le Maroc, qui a également dû se remettre d’un désavantage initial inattendu compte tenu des positions défensives précédentes, a été une vraie équipe dans un jeu toujours vertical, rapide, précis, mais sans fin offensive. Les champions ont profité de tout cela.

LA CHRONIQUE DU MATCH

Avec Macron dans les tribunes aux côtés d’Infantino, la France est la grande favorite. Les 35 000 supporters marocains dans les tribunes huent, mais respectent la “Marseillaise”. Pour dire la sympathie de ceux qui ne sont pas impliqués, le titre d’avant-match du Jerusalem Post : “Nous sommes tous des Marocains”. Chez les Bleus, Fofana remplace le froid Rabiot, même pas sur le banc, tandis que Regragui perd le défenseur central Aguerd : Dari le remplace, et peut-être aussi pour cette raison le sélectionneur du Maroc passe du 4-3-3 qui jusqu’ici a permis lui de ne subir que des buts à 4-5-1. Un choix qui ne paiera pas, aussi parce que l’absence d’Aguerd est aggravée par les mauvaises conditions du capitaine Saiss, qui essaie également d’être là.

Prête à partir, la forteresse du Maroc tombe bientôt, et ouvre le jeu à des scénarios de jeu à visage découvert. Inévitable tant sur l’inattention défensive, le protagoniste El Yamiq qui fait mouche sur Griezmann : le résultat est un ballon dangereux dans la surface sur lequel Mbappé’ se voit rebondir deux fois, la deuxième fois sur le poteau opposé la déviation acrobatique de Teo Hernandez l’emporte, pour le 1-0. Ce n’est qu’à la 5e minute, et le match se réchauffe : quelques minutes et Ounahi lance un superbe pied droit que Lloris décolle du coin bas en vol, puis Ziyech tente de se lancer dans la surface, mais le tir est raté. Saiss joue avec un bandage à la cuisse et souffre, Giroud en profite à la 18e minute en lui ravissant le ballon pour se lancer dans les filets : avec son gros gauche Bounou et tout le Maroc sont graciés par le poteau. Regragui se met à l’abri : le capitaine blessé Saiss sort, l’entrée d’Amallah redonne à l’équipe le quatre arrière habituel. La poussée offensive est constante, la France est contrainte à des fautes sur lesquelles le Mexicain Ramos lâche prise ; paradoxal que le premier carton jaune soit pour Boufal, pour une faute en attaque, et que quelques minutes plus tard l’arbitre remercie Dari sur le bélier de Teo Hernandez.

La France a profité de la contre-attaque et à la 35e minute elle a failli doubler la mise à deux reprises : Tchouameni lance Mbappè, le tir du pied droit dans la surface est repoussé par Bounou, Giroud passe devant le poteau. Mais le superbe coup de vélo d’El Yamiq dans la surface lui rappelle que le jeu est grand ouvert en cette fin de mi-temps : Lloris n’y arrive pas mais le poteau le sauve. De retour sur le terrain, Regragui change encore, Attiat-Allah latéral à la place de Mazraoui : même forme, autre entraînement. Les fruits sont venus après 8 minutes, en une poignée de secondes, le nouveau venu a failli marquer deux fois, d’abord svirgolando puis mettre au centre pour En Nesyr (et Koundè a sauvé tôt). Ziyech et Hakimi à droite font vrombir la défense française, le Maroc entre dans la surface facile mais manque la touche finale. La France est coincée dans sa ligne de front, elle veut (ou peut ?) miser uniquement sur la vitesse de Mbappè dans les espaces ouverts.

Deschamps tente de renverser l’inertie à la 20e minute avec Thuram à l’intérieur pour Giroud, désormais complètement coupé, et Mbappè déplacé au centre; la vitesse du fils de l’art permet aux Bleus de se rattraper, avec quelques sorties périlleuses. Hamdallah, qui a également pris le dessus, dévore l’occasion dans la demi-heure, cependant, sur un ballon volé à Tchouameni : il entre dans la surface, mais attend trop longtemps le tir gagnant. Et puis vient le coup franc : c’est la 34e minute, Mbappè slalom dans la surface et tire, sur la déviation il lance au deuxième poteau le 2-0 de Kolo Muani, qui vient d’entrer pour Dembelè. La partie s’arrête là, même si le Maroc y croit et attaque. Mais quand Koundé’ sur la ligne à la 5e minute du temps additionnel nie lui aussi la satisfaction d’un but hors de propos, cela semble fatal. On n’entre dans l’Olympe de la Coupe du monde que pour la grandeur. C’est à Mbappè et Messi de concourir pour la Coupe. Le Maroc se retrouve avec la finale et les applaudissements du monde.





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