January 27, 2023
5 raisons de regarder "Je déteste Noël"


1. Allez Pilar

Toute comédie romantique féminine qui se respecte doit avoir un protagoniste qui danse. Et Pilar Fogliati a une verve qui rappelle celle d’une jeune Monica Vitti. Enfin un premier rôle absolu pour l’actrice qui a fait ses débuts au cinéma avec Forever Young de Fausto Brizzi. Et que vous aurez alors vu dans la sérialité « généraliste » comme A un pas du ciel ou Cœurset également à la tête d’un Facteur supplémentaire avec Achille Lauro. Sa Gianna (devinez pourquoi elle s’appelle ainsi, spoiler : c’est facile) est un peu Bridget Jones, un peu Carrie Bradshaw (on y reviendra) et un peu Sac à puces, comme il sied aux trentenaires d’aujourd’hui. Célibataire par choix (de malchance) et, à ce titre, lasse d’être placée à la table des enfants pour Noël, elle annonce à ses parents qu’elle ramènera son copain à la maison pour le dîner du réveillon. Mais cela n’existe pas. Pilar prend la série sur ses épaules, la jouant très bien dans les moments les plus ouvertement comiques, mais aussi dans les plus réfléchis. La rupture du quatrième mur (maintenant très abusé) résiste également bien, ce qui n’est pas l’affaire de tout le monde, à moins que vous ne soyez Phoebe Waller-Bridge. Maintenant, nous voulons le voir dans une comédie très pure.

2. Faisons l’italien

Photo : Netflix

Je déteste Noël est la première série italienne originale sur le thème de Noël (de Lux Vide, l’usine de séries pop) et est tirée de l’excellente série norvégienne Noël avec un inconnu (on peut toujours retrouver les deux saisons sur Netflix), dont il en faut évidemment beaucoup, mais en adaptant le tout à un ton plus doux, moins corrosif et à un milieu résolument plus méditerranéen (avant tout : la crèche). La beauté de celui-ci est qu’il veut être exactement ce qu’il est, et c’est une comédie romantique de Noël en rose, qui ne cache pas son amour pour les classiques du genre (lire L’amour en fait, qui revient souvent et volontiers) et a une attitude généraliste, pour tout le monde. Et ça marche pour ça : parce qu’il n’a d’autre prétention que de divertir. Peut-être sur le canapé avec une bonne tisane. En fait, on va faire du chocolat chaud, allez, c’est Noël.

3. Le sexe et les canaux

Photo : Netflix

A côté de Carrie de’ Noantri, l’incontournable accompagnement féminin inspiré de la bande de copines par excellence : le trio de Le sexe et la ville. Et qui d’autre. Ainsi nous avons une nouvelle Samantha, la colocataire Titti (jouée par Beatrice Arnera), qui couche avec des hommes mais ne tombe amoureuse de personne, Miss “30 ans vierge” Caterina (Cecilia Bertozzi), en attente constante du bon , et la sœur de Gianna, Margherita (Fiorenza Pieri), coincée dans un mariage désormais fané. Sauf qu’au lieu de chercher l’amour entre un Cosmopolitan, un sushino et les avenues de la Grosse Pomme, nos femmes philosophent sur les hommes entre un shot de vodka au bar de Caterina, la bissiole (dessert typique du quartier) et la Chioggia calli.

4. De la Vénétie avec amour

Photo : Netflix

Si l’original scandinave se déroulait dans le froid glacial d’Oslo, au milieu de mètres de neige, de luges et d’intérieurs made in Ikea, Je déteste Noël doit trouver un nouveau fond italien, peu vu et “caractéristique”, comme on dit. Résultat : voir Chioggia puis faire une série, gracieuseté de Veneto Film Commission, qui place également une publicité parfaite pour la région, parmi les collines du Prosecco et les ravissants petits canaux décorés de façon festive, où la communauté locale se perd également dans l’Enfant Jésus de la crèche en gondole.

5. Clichés masculins

Photo : Netflix

Dans l’ordre, nous avons le Pr. qui enseigne l’italien aux étrangers (ce qui pourrait aussi être le bon, mais…), le pêcheur mammon et fumeur, le charmant entrepreneur viticole hyper confiant, le lycéen qui suinte des hormones par tous les pores, l’ex-petit ami beau et adoré de maman et papa (qui, cependant, l’ont larguée), l’homme mûr et prospère (et ancien parlementaire, pour couronner le tout), le petit médecin cher et timide. Un parterre de flirts possibles, de bosses et j’en passe ou de copains qui retrace une liste de clichés masculins oui, mais toujours amusants et, parfois, même tendres. Mention spéciale pour Marco Rossetti, déjà acclamé nouvelle entrée de la deuxième saison de DOC – Entre vos mainsici dans le rôle dudit homme d’affaires à l’accent vénitien (!), et pour Nicolas Maupas, l’interprète bien-aimé de Sortie merqui dans Je déteste Noël c’est le toy-boy qui vient d’atteindre la majorité. Il pleut des hommes… plus ou moins.

.



Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *