February 3, 2023


VIVE LE CINEMA 7 - Les gagnants

Des films sur lesquels discuter et réfléchir, des croisements avec les autres arts visuels, des rencontres avec ceux qui font le cinéma, une généreuse participation des habitants de Lecce. Le long week-end festif du Festival Vive le cinéma du cinéma français de Lecce touche à sa fin. Cette année également, le festival a activement impliqué les jeunes, invitant les étudiants à regarder et à récompenser des films. De plus, pour cette septième édition, Vive le cinéma a voulu confier cette responsabilité également aux invités de la Casa della carit de Lecce, renouvelant une collaboration qui vise à promouvoir les valeurs de la citoyenneté active à travers la culture.

Parmi les thèmes phares de cette année, les droits de l’homme : une porte-parole exceptionnelle était Mina Kavani, actrice et militante iranienne réfugiée en France, qui a parlé de son expérience artistique contrariée par le régime de Téhéran et des combats de femmes et d’hommes dans son pays . le besoin de dire, une fois le voile tombé, a-t-il déclaré lors de la conférence consacrée au Cinéma avec les droits – aujourd’hui en Iran on parle du Gouvernement, on utilise le mot criminels. Aujourd’hui, même par rapport aux protestations du passé, la force, ce sont les jeunes et en particulier les jeunes femmes, qui sont natives du numérique et capables d’aller plus vite aussi grâce à la communication. Nous avons besoin de tout le soutien des autres pays, mais qui, et je parle avant tout des politiques, est un soutien sincère et sans concession.

Par ailleurs, le système européen de production cinématographique a fait l’objet d’études et de débats approfondis, comme l’a évoqué Christophe Mazodier, producteur de Polaris Films ; le combat pour les droits de la communauté lgbtq+ et le monde encore méconnu de la scène drag, avec Florent Goulou réalisateur du film Trois nuits par semaine ; violence contre les enfants avec Dimitri Dor, protagoniste du film Bruno Reidal.

Ci-dessous les prix décernés.

Le prix du Meilleur long métrage, décerné par le Jury Dams de la Cinémathèque universitaire, revient à Les magnétiques de Vincent Mal Cardona.

En voici les raisons : Pour le montage rythmique lié à une piste musicale largement novatrice qui se dessine dans la transposition de l’intériorité du protagoniste. Pour les plans subjectifs fréquents et les procédures visuelles qui permettent une narration intime mais aliénante de la vie vécue en arrière-plan par le protagoniste, qui a toujours été protégé et en même temps écrasé par les figures masculines dominantes de sa famille. Les mouvements de caméra restituent l’environnement frénétique et introspectif des émotions du protagoniste, avec une attention considérable au regard de celui-ci ; les chariots latéraux et optiques évitent ou amplifient l’attention sur la scène. L’utilisation de verticales dans la première partie du film scanne l’espace et recadre le protagoniste, reflétant son émotivité en cage. La forme narrative est bien découpée en actes qui permettent de suivre le protagoniste dans son voyage intérieur. Les espaces et les lumières définissent et soulignent l’évolution du personnage par rapport à lui-même et aux autres, gagnant en ampleur et en luminosité jusqu’à ce qu’il atteigne une pleine conscience de soi.

Le prix du Meilleur Documentaire décerné par le Jury des Dams de la Cinémathèque Universitaire revient à Et jaime la fureur d’Andr Bonzel,

En voici les raisons : Un documentaire d’archives, écrit et raconté comme un grand-père raconterait son histoire et celle de sa famille à son petit-fils. Le montage captivant fait participer le spectateur à la surprise et au malaise générés par la redécouverte de souvenirs familiaux. L’étude ultrafine de la matière tisse un fil qui unit les générations de la famille Expedit, et qui finit par nous envahir nous aussi à travers les propos du réalisateur adaptés à chaque situation, dans une débauche de cinéma, de sensualité et de contrastes.

Le prix du meilleur court métrage décerné par les élèves des lycées Siciliani et Palmieri de Lecce revient à Maalbeck d’Ismal Joffroy-Chandoutis.

En voici les raisons : La progression du récit représente visuellement l’impossibilité de se souvenir d’une tragédie perdue dans la mémoire, jamais vécue, pourtant retrouvée dans des preuves concrètes, désespérément rendue dans des images psychiques granuleuses, fragmentées et indéchiffrables. A travers un montage qui mêle le réel et sa reconstitution testimoniale, le court-métrage raconte le drame de ceux qui ne se souviennent pas et de ceux qui voudraient oublier.

Enfin, les spectateurs de la Casa della carit de Lecce ont décerné leur prix à Trois nuits par semaine de Florent Goulou,

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