February 4, 2023
Portanova, le parquet fédéral prend des mesures: il risque la disqualification


Documents judiciaires demandés : une affaire inédite. Pendant ce temps, Gênes étudie une stratégie de sortie

La tempête Portanova s’est calmée, mais il est maintenant temps d’essayer de remettre en place tous les morceaux d’une histoire qui avait manifestement échappé à tout contrôle jeudi (avec l’appel du joueur pour le match interne avec le Südtirol, alors relégué dans les tribunes) et qui hier pourtant s’est enrichi d’un nouveau chapitre dont les développements restent à préciser. Avec la demande, qui a quelque peu surpris toutes les parties concernées, faite par le procureur fédéral près le tribunal de Sienne – la ville où le fait s’est produit dans la nuit du 30 mai 2021 – des documents relatifs à l’enquête sur les violences sexuelles en groupe pour lequel Portanova a été condamné en première instance (et avec la procédure abrégée) à six ans d’emprisonnement.

Le fichier

En effet, depuis qu’il était sportif, et évidemment des faits très graves, le même procureur a ouvert un dossier sur l’affaire. Par conséquent, Portanova pourrait être accusée d’avoir violé l’article 4 du Code de justice sportive, qui oblige tous les membres à respecter les principes de correction et de loyauté, dans un cas sans précédent. Un choix qui est sans doute aussi une manière de faire passer un message au Gênes, qui pourrait à ce stade envisager de le suspendre par mesure de précaution. Juste une hypothèse, même si de toute façon à l’issue de l’enquête Portanova pourrait encore être ajournée avec la demande de suspension ou de disqualification. Certes, Genoa n’aurait jamais voulu que le club soit accusé, plus ou moins secrètement, sur les réseaux sociaux mais pas seulement, de peu d’attention ou de manque de sensibilité sur une question aussi délicate et actuelle que celle des violences faites aux femmes. Mais l’annonce de la convocation du milieu de terrain a provoqué une tempête médiatique à laquelle le club veut désormais remédier, d’autant plus au vu de la décision du parquet fédéral.

La stratégie

Il y a d’un côté la volonté d’essayer de clore l’affaire, de l’autre celle d’une situation objective que le club doit garder à l’esprit. D’où le choix imprudent effectué jeudi, malgré le fait que le club avait déjà décidé par avance que le milieu de terrain n’irait pas sur le terrain : puisque la présomption d’innocence s’applique jusqu’à ce que la sentence devienne définitive (et entre l’appel et l’éventuelle cassation, il passera environ entre 12 et 18 mois à compter d’aujourd’hui), Gênes ne disposait pas (et n’a pas encore, il faut le rappeler) d’outils capables de résoudre le problème. Mais étudiez tout de même une stratégie de sortie qui mette fin rapidement à une situation pouvant causer des dommages à toutes les parties concernées. A la société, à l’environnement, à l’équipe (soumise à des pressions néfastes) mais finalement aussi au joueur lui-même, qui n’a pas encore tenté de résoudre son cas judiciaire compliqué, et qui, après le match victorieux face au Südtirol, avait en tout cas a fait une passe sur le terrain pour embrasser ses coéquipiers.

Le technicien

En attendant, la question de Portanova concernant son éventuelle convocation pour de futurs engagements compétitifs a été totalement déléguée à l’entraîneur Gilardino. Qui, avec le même critère adopté pour n’importe quel membre de l’équipe, aura désormais pour tâche d’évaluer ses conditions psychophysiques pour ensuite juger s’il doit l’inclure dans l’équipe. Considérant que, selon l’entraîneur, le milieu de terrain ne s’était pas entraîné dans les heures précédant le match contre le Südtirol. La situation n’a pas changé : il n’y avait que la séance d’hier avant la fin d’aujourd’hui, il est donc probable que le joueur devrait être laissé au repos cette fois aussi en vue d’Ascoli. Un pas en arrière, pour le bien de tous.

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