February 3, 2023
Une Coupe du monde entre gestes grossiers, querelles et protestations - Football


“Le monde vous regarde, tenez-vous bien”. Ou du moins pas si mal, c’est tout. Moniteurs brisés, arbitres pourchassés, vestiaires brisés. La Coupe du monde est généreuse : l’après-midi on vous propose un “champion de 37 ans qui envoie de manière flagrante le coach juste là”, le soir on vous propose un “double geste à la sauce helvético-serbe”. Et puis, si vous n’êtes pas encore rassasié, rendez-vous sur les réseaux sociaux et continuez tant que vous en avez envie.

Uruguay-Ghana : Valverde, Gimenez et Cavani déchaînés

Uruguay-Ghana c’était une véritable frénésie sud-américaine. En première mi-temps, un penalty très contesté pour les Africains : Jordan Ayew tirer, rochet para e Federico Valverdemilieu de terrain très fort de la Real Madridchasser l’arbitre Siebert, acclamant son visage. Après le match avec l’élimination de l’Uruguay, qui aurait eu besoin d’un but de plus pour se qualifier pour les huitièmes de finale, José Gimenez explose : il frappe un employé de la direction de course avec un coude dans le dos, qu’il poursuit jusqu’à ce qu’il le rejoigne dans le tunnel du vestiaire. Les coéquipiers tentent de le retenir, mais le défenseur est furieux et crie : “Vous êtes une bande de voleurs ! Fils de putes !”, parmi une centaine de micros qui l’écoutent. Il risque maintenant jusqu’à 15 tours de suspension, qu’il pourrait purger dans son club, l’Atletico Madrid.

C’est à côté Edinson Cavani, également nettement modifié. D’abord, il obtient un avertissement en s’approchant à moins d’un centimètre du visage de Siebert, qui avait en fait omis de lui accorder un penalty évident quelques minutes plus tôt. Puis, rentrant dans les vestiaires, il donne un coup de poing au moniteur du Var. La structure s’effondre, touchant les ouvriers du stade.

Portugal-Corée du Sud : Ronaldo insulte l’entraîneur Fernando Santos

En même temps tu joues Portugal-Corée du Sud. Portugais déjà qualifié, Fernando Santos repose les propriétaires, de Ruben Dias à Bruno Fernandes, mais Ronaldo non. Il veut toujours jouer, même à 37 ans, et l’entraîneur ne sait pas comment s’y opposer, selon les accusations de la presse et des supporters. La récompense? Une belle lèvre. Le désormais ancien joueur du Manchester United il a été remplacé à la 20e minute de la seconde mi-temps, après un match médiocre, et se tournant vers le banc il a sifflé : “Estás com uma pressa do caralho para me tirar, foda-se“. Traduction: “Tu es pressé de me faire sortir, vaf ****”. Pas seulement: après le match, Ronaldo affirme qu’il n’était pas en colère contre l’entraîneur mais contre un adversaire, qui le pressait pour le faire sortir du terrain. Et le coach s’aligne : « C’est exactement comme ça que ça s’est passé. Tout est parfaitement normal.”

Le geste grossier de Xhaka envers le banc serbe

Serbie-Suisse, le match des gestes grossiers

Quelques heures plus tard Serbie-Suissedéfi très haute tension. Granit Xhakacapitaine de la Suisse issu d’une famille kosovare, n’aimait pas ce drapeau de son pays d’origine, drapé aux couleurs serbes, photographié dans le vestiaire des adversaires.

Le drapeau anti-Kosovo dans le vestiaire de la Serbie

Le drapeau anti-Kosovo dans le vestiaire de la Serbie

Réponse pas tout à fait raffinée : la main tenant les parties génitales tournée ostensiblement vers Predrag Rajković, gardien de réserve de la Serbie. Référence claire à la fake news selon laquelle l’épouse du numéro un de Majorque aurait eu une relation clandestine avec Dusan Vlahovic. Même le joueur de la Juventus n’a pas aimé et l’a montré quand il a marqué : d’abord il a mis son index sur sa bouche (“Tais-toi, arrête de me critiquer”) et puis lui aussi a glissé sa main là-bas : un geste partagé, en un match de divisions.

Le geste grossier de Vlahovic

Geste grossier de Vlahovic (manche)

Argentine-Pologne, Zielinski attaque l’entraîneur Michniewicz

La nervosité s’insinue aussi chez ceux qui sont passés par là, comme les Polonais : mais c’était un démérite du Mexique, qui n’a “que” gagné 2-1 sur l’Arabie Saoudite, plus qu’un mérite de Lewandowski et coéquipiers, retranchés dans leur surface pour défendre le 2-0 qu’ils subissaient face à l’Argentine. Objectif atteint mais le comme, comment il n’a certainement pas aimé Piotr Zielinski: “Dans mon Napoli, on garde le ballon, avec nos meilleurs joueurs. Il y a de la qualité en Pologne aussi, mais on ne l’a pas encore montré : on laisse l’initiative à l’adversaire et ce n’est pas bien”. Traduction : “Cher ct Michniewiczarrêtez avec ce boulon, sinon nous n’irons nulle part”.

Belgique, vestiaire partagé entre bagarres proches et joueurs qui ne se parlent pas. Une femme partage deux échantillons

par Giuseppe Antonio Perrelli



Les querelles dans le vestiaire belge

En comparaison, les Belges sortent comme des gentlemen, qui ont réglé leurs querelles dans le vestiaire : Vertonghen, danger édénique Et DeBruyne prêt à en venir aux mains, Lukaku jouant le rôle de pacificateur, De Bruyne lui-même et Courtois – d’anciens meilleurs amis – qui ne se sont pas parlé depuis dix ans, depuis la copine du milieu de terrain, Caroline Lijnen, l’a trompé avec le gardien de but. Tout peut être nié, malgré les rumeurs à l’intérieur. Le tout bien sûr refusé.





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