January 30, 2023
Préparez Noël avec le cinéma et la télé


« Mais voici, au milieu de la nuit, le signe de l’espérance ! Aujourd’hui, “l’amour qui meut le soleil et les autres étoiles” (Par., XXXIII, 145), comme dit Dante, s’est fait chair. Il est venu sous forme humaine, a partagé nos drames et a brisé le mur de notre indifférence.” Ce sont les mots du pape François prononcés il y a un peu moins d’un an, le jour de Noël 2021, dans le message habituel “Urbi et orbi”. Des paroles toujours vertes, qui corroborent notre aujourd’hui, après une année marquée par de nombreuses difficultés et drames, en premier lieu le vent de guerre qui fouette l’Europe. Mais à chaque fois, au début d’un nouveau voyage vers Noël, s’allume cette lumière d’espoir, promesse d’un changement.

L’Aid se consacre à cette marche confiante qui est la nôtre Sur le sentier de Noël, une proposition pastorale, culturelle et pédagogique que la Commission nationale d’évaluation des films de la CEI (Cnvf) a élaborée pour accompagner la réflexion de ces semaines jusqu’au réveillon de Noël, lorsque la lumière brille dans l’obscurité de la nuit. Edité par Massimo Giraldi, Don Andrea Verdecchia et Eliana Ariola – avec l’auteur -, le document est articulé dans une proposition qui mélange des suggestions des évangiles de l’Avent avec quelques thèmes clés : chemin, promesse, prophétie et salut. Quatre boussoles narratives qui relient autant de pistes cinématographiques choisies pour donner à la communauté locale des moments de réflexion et d’évasion. Surtout des films au cinéma. Une façon de parier de manière décisive sur le visionnage en salles, sur la qualité et l’unicité de l’expérience cinématographique, également en ligne avec l’engagement de la vente Acec de la Communauté.

Le souhait, en effet, comme le soulignent don Gianluca Bernardini et Arianna Prevedello, est celui d’un Noël de (re)départ également pour la salle à manger. Voici donc les titres sur lesquels nous avons tourné notre regard en profondeur : le drame social Tori et Lokita (2022) des frères Jean-Pierre et Luc Dardenne, qui nous place dans le sillage de deux jeunes Africains en quête d’hospitalité au cœur de l’Europe, exposés à l’indifférence et à l’érosion du Mal ; le conte de famille hollywoodien Comme par désenchantement ( désabusé, 2022) réalisé par Adam Shankman, qui entre éclairs d’imagination et performances dans une tonalité musicale réfléchit sur l’atteinte du bonheur au quotidien, à la maison. Encore une fois, le biopic aux accents rock Dégager (2022) de Susanna Nicchiarelli, un portrait de la sainte d’Assise suivant sa trajectoire humaine, son parcours de femme libre et lumineuse ; la comédie existentielle Le prince de Rome (2022) d’Edoardo Falcone, un retour à Rome au début du XIXe siècle dans le sillage d’un homme riche flétri par la vie, qui se découvre capable d’aimer et de passer du « je » au « nous ». La proposition est ensuite complétée par une attention au passé, la valorisation de la mémoire cinématographique partagée : un bref excursus sur l’histoire chant de Noël (1843) de Charles Dickens à travers ses nombreuses adaptations pour le petit et le grand écran.

Enfin, Vincenzo Corrado remarque comment le cinéma aide à faire sauter les banques et à attraper la lueur d’espoir à travers les mailles du filet, récupérant les bénéfices du réalisateur allemand Wim Wenders. A y regarder de plus près, c’est cette puissance “maïeutique” et “cathartique” du cinéma, capable de nous accompagner dans les constellations complexes de notre âme et de la diriger vers cette étoile qui pointe vers l’espoir. (L’aide peut être téléchargée sur Comunicazionisociali. Chiesacattolica.it et Cnvf.it)

Secrétaire de la Cei Film Commission

TAUREAUX ET LOKITA
Aidez enfin à affronter les écueils du Mal

« Tori et Lokita

« Tori et Lokita – .

A Cannes en mai dernier, les frères Jean-Pierre et Luc Dardenne ont obtenu la reconnaissance pour les 75 ans du Festival. Leur dernier film Tori et Lokita (en salle avec Lucky Red) est un instantané brûlant et douloureux de notre présent, l’histoire de deux mineurs africains qui deviennent des chercheurs d’avenir en Belgique, au cœur d’une Europe “très civilisée”. L’accueil y est froid et repoussant, marqué par le vertige asphyxié. Le préadolescent Tori et la seize ans Lokita ne s’abandonnent pourtant pas à la méfiance, aux écueils du Mal ; ils résistent grâce à la tendresse qui les lie. Une solidarité entre les derniers qui confine aux prairies de l’affection familiale. Et c’est là que le drame vire à la poésie. Un film vibrant et émouvant.

COMME DÉSENCHANTEMENT
Bonheur en famille, avec sentiment

Deuxième tour à Hollywood pour le conte de fées avec Amy Adams et Patrick Dempsey. Après le succès de Come d’incanto (Enchanted, 2007), la suite Come per disincanto (Disenchanted), un conte de famille coloré pimenté d’insertions musicales et d’éclairs de comédie ludique, vient d’être disponible sur DisneyPlus. La vie des protagonistes, Giselle et Robert, se complique lorsqu’elle devient une structure familiale et choisit la province comme lieu d’enracinement ; un petit espace, qui alimente les insécurités.

L’expédient du conte familial ouvre à des réflexions de sens, à savoir la recherche du bonheur au foyer, le rôle parental et l’impossibilité d’adhérer à des modèles sur papier glacé qui proposent une perfection sans sentiment. Une histoire qui valorise “Nous”, la famille basée sur la compréhension et le dialogue.

LE PRINCE DE ROME
Salut? De la recherche de soi

Entre Ebenezer Scrooge, Rugantino et le marquis del Grillo. Des figures apparemment lointaines, juxtaposées par la belle et aiguë comédie existentielle Le Prince de Rome (au cinéma avec Lucky Red) écrite et réalisée par Edoardo Falcone, de retour au travail avec Marco Giallini après Se Dio Volta (2015) et Je suis le Père Noël ( 2021 ). A l’affiche du 17e Festival du Film, c’est l’histoire d’un homme riche et avare dans la « Rome papale » du XIXe siècle, prêt à tout pour obtenir un titre noble et annuler ses humbles origines. Grâce à trois apparitions – fantômes ou projection de conscience ? – un voyage à la Dickens à la recherche de lui-même aura lieu pour lui. Un film qui mêle histoire et conte social, brillante réflexion sur le salut.

DÉGAGER
La liberté d’une femme qui sait parler aux jeunes cœurs

En compétition à la 79e Biennale de Venise, où il a obtenu la reconnaissance catholique internationale Signis, le film Chiara (au cinéma avec 01 Distribution), de Susanna Nicchiarelli, est un portrait intense et engageant de la sainte d’Assise. Mêlant sources historiques et études de la médiéviste Chiara Frugoni – à qui le film est dédié – Nicchiarelli construit une œuvre classique et rock, poétique et féministe.
Margherita Mazzucco habite avec courage et luminosité le personnage de Chiara, dix-huit ans, qui quitte la maison et le confort pour suivre François, l’Évangile et une foi basée sur les valeurs de pauvreté et de charité. Une femme humble de cœur, mais pas soumise. Une femme libérée de la foi, un modèle pour de nombreux jeunes d’hier et d’aujourd’hui.





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