February 3, 2023
L'observatoire de la durabilité sociale des entreprises est né (16/11/2022)


Le thème de la durabilité sociale est déterminant. En effet, à partir de la prochaine et pendant quelques années, ce sera le facteur central pour notre pays. C’est la provocation lancée par Alessandro Beda, directeur général de la Fondation Sodalitas, en annonçant la création d’un observatoire permanent sur la durabilité sociale des entreprisespromu avec WaldenLab et RSE Europe. Une provocation appuyée par l’analyse des premiers résultats de l’Observatoire – en partie anticipés le mois dernier dans le cadre de l’Exposition RSE et présentés le 15 novembre avec le premier Rapport promu par la fondation – qui ont mis en lumière un besoin croissant d’attention à la dimension sociale. Une enquête dans la lignée de ce qui ressort de la Numéro d’octobre de VITA dédié aux « S faibles » des principes ESG, qui déterminent le statu quo de l’engagement en termes de durabilité au niveau de l’entreprise et au niveau financier.

Cette première édition de l’Observatoire a été menée avec un méthodologie qualitative, par le biais d’entretiens personnels avec un échantillon restreint mais qualifié d’experts. Ont été interviewés : seize leaders d’opinion ou universitaires, dix membres de Csr Europe, douze responsables RSE d’entreprises choisies par Sodalitas comme excellentes en termes d’engagement en faveur de la durabilité environnementale et sociale. Une analyse de 16 rapports de développement durable a également été réalisée afin de détecter les domaines et les modalités d’engagement social des entreprises. À partir du rapport de l’année prochaine, les enquêtes auront également une dimension quantitative.

Parmi les principales preuves qui ressortent de l’enquête figure le fait qu’en raison du drame de l’urgence climatique, ces dernières années, l’engagement envers la durabilité a été principalement identifié – par les médias, l’opinion publique et en grande partie par les entreprises – avec l’engagement sur le front environnemental. Cependant, l’aggravation des crises sociales – la croissance de la pauvreté, l’augmentation des inégalités – détermine une attention croissante à la sphère sociale sur laquelle la prédiction d’une nouvelle aggravation probable due à la poursuite de la crise économique et énergétique, à la crise sociale répercussions de la crise environnementale et les coûts sociaux inévitables de la transition écologique et numérique. D’où la prise de conscience de la nécessité d’un plus grand engagement “social” de la part de tous les acteurs publics et privés et notamment des entreprises qui sont appelées à agir sur deux fronts : interne (les salariés) et externe (la communauté à laquelle ils appartiennent) .

En particulier, un engagement est attendu des entreprises visant à améliorer divers aspects “sociaux”, dont la qualité du travail, le bien-être des salariés dans l’entreprise, mais aussi et en même temps à améliorer la qualité de vie des communautés où l’entreprise opère. Sans négliger la promotion de politiques actives en faveur des jeunes pour les valoriser, les motiver et réduire les inégalités, qu’elles soient sociales, géographiques, générationnelles ou de genre.

Le résultat décisif a été la thème de mesure d’impact des initiatives mises en place. Contrairement à l’engagement environnemental qui dispose d’indicateurs numériques (par exemple la réduction des émissions, les économies d’énergie ou d’eau), l’engagement social est aujourd’hui presque toujours « raconté » de manière qualitative, c’est-à-dire sans utiliser d’indicateurs numériques. Cela rend problématique la mesure des progrès dans le temps et la comparaison de différentes réalités. Et cela rend également le risque de lavage social plus facile et moins vérifiable. Un frein, lié à la difficulté de recenser, l’engagement des entreprises dans les SSI est constitué par la plus grande difficulté à évaluer sa rentabilité économique et cela signifie que – contrairement à l’engagement environnemental qui peut générer des économies tangibles (d’eau, d’énergie, de matières premières …) et la bonne volonté des consommateurs – est souvent considérée comme un coût plutôt qu’un investissement.

A cet égard, le regard que cette enquête a porté sur le sentiment des entreprises européennes à cet égard est intéressant. Dans les pays européens, selon l’enquête WaldenLab, il y a plus d’attention et de compétence en matière de mesure, élément indiqué comme décisif pour garantir la transparence des organisations. La nécessité d’élaborer des normes et des indicateurs partagés avec des tiers et d’autres entreprises et de les adopter de manière homogène est soulignée ainsi que, d’une part, la nécessité d’une plus grande information et formation sur les méthodologies existantes, telles que Sroi et , d’autre part, l’importance d’utiliser aussi des indicateurs extra-financiers

Cependant, l’étude souligne un point essentiel : la lien entre le bien-être de l’entreprise et la productivité. Les entreprises socialement leaders sont plus rentables et sont plus susceptibles d’attirer et de retenir les jeunes talents les plus qualifiés. De plus, un bon ancrage territorial est un facteur de compétitivité car il génère une bonne réputation et de bonnes relations au niveau local et au-delà. A la lumière de ce qui ressort de cette première exploration, une gestion plus coordonnée des initiatives dans le domaine social en termes de responsabilités managériales – aujourd’hui fragmentées entre les différents centres de décision de l’entreprise – et un plus grand investissement dans la communication afin de donner de la visibilité et de valoriser les initiatives mis en œuvre. Le bien-être des personnes apparaît comme la possible valeur directrice fédératrice capable de relier l’engagement interne et externe de l’entreprise et le volontariat d’entreprise est la pratique vertueuse capable de générer du bien-être tant pour les salariés que pour la communauté d’appartenance.



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