January 27, 2023
Patrick Tambay est mort, il était pilote Ferrari en F1 après Villeneuve-Corriere.it


de Georges Terruzzi

Au début des années 80, il arrive chez Cavallino à la place de Gilles Villeneuve (avec qui il était un grand ami). Il avait 73 ans, il a gagné à Imola en 1983

Le connaître a été un privilège. Un champion, une personne d’une rare humanité. Patrick Tambay est décédé, il était malade depuis un certain temps, il avait 73 ans, il est né à Paris le 25 juin 1949. Pilote de F1, pilote Ferrari pendant près de deux saisons, appelé à remplacer son ami Gilles Villeneuve, décédé en Belgique le 8 mai 1982, au cours d’une année tragique. Gilles puis l’accident de Pironi à la veille du GP d’Allemagne, une course que Tambay a remportée, se donnant ainsi qu’aux habitants du Cavallino une consolation mémorable. Pas seulement cela : sur cette Ferrari si compétitive, il aurait même pu penser à une remontée sensationnelle en Championnat du Monde. Au lieu de cela, lui aussi fut arrêté par une forte inflammation des tendons du cou qui brisa ce double rêve né au milieu de mille douleurs.

Avec Ferrari, il a également gagné à Imola, en 83. Un succès inattendu, obtenu grâce à Patrese sortant de la piste, en tête avec une Brabham, caractérisé par un geste explicite de sa part, dirigé vers le garage alors qu’il franchissait la ligne d’arrivée avec quelques problèmes de moteur : ses mains ouvertes, exposées au-delà du cockpit, comme si dire non je peux faire plus. Au lieu de cela, une fête, dédiée précisément à Villeneuve, à laquelle Tambay avait assisté et soutenu pendant des années à Monte-Carlo. Un homme gentil, toujours disponible.

Un maître du sport automobile, désireux, comme de nombreux pilotes de ces années-là, de courir n’importe où. Par exemple, dans la série Can Am, un championnat américain qu’il a remporté deux fois, en 1977 et 1980 avec des voitures Lola. Des engins énormes aux roues couvertes, des courses très dangereuses, auxquelles assiste également le jeune Gilles. Il était fort sur les skis, il a choisi la course automobile tardivement. La carrière F1 de Tambay a débuté en 1977 avec Surtees et Ensign. Il semblait sur le point de décoller un an plus tard lorsqu’il a été signé par McLaren après une première approche avec Enzo Ferrari qui aurait déjà aimé l’avoir dans l’équipe. Macch, un demi-catastrophe technique. Ainsi des années d’efforts avec des voitures de second ordre, l’opportunité Ferrari, fermée fin 1983 pour faire place au jeune Alboreto, non sans quelques déceptions au sein et autour de l’écurie. Passage chez Renault, une série de classements pendant deux saisons, mettant fin à sa carrière en F1 avec Lola en 84 pour se consacrer avec succès au Paris Dakar puis aux 24 Heures du Mans.

Dans la seconde partie de sa vie il fut conseiller municipal du Cannet à Cannes, très actif sur le front de la sécurité routière, commentateur à la télévision. Il était marié, avait deux enfants, Esti, né en 1982 et Adrien, né en 1991, un pilote qui n’a pas eu de chance malgré le soutien du père Patrick avec qui il s’est retrouvé en désaccord. Une amertume que Tambay avouait souvent à ses amis les plus proches. Lui qui avait joué un rôle si important dans la croissance de Jacques Villeneuve après la mort de Gilles.

Ce fut un honneur et un plaisir de le rencontrer, de jouir d’une affabilité innée. Son casque bleu et blanc réapparaît désormais en mémoire, offrant une image douloureuse, conjuguée à celle de Mauro Forghieri, à ses côtés sur la piste dans les saisons Ferrari. Deux compagnons de voyage, deux protagonistes d’une époque rouge très intense et pas du tout chanceuse, qui ont disparu en quelques semaines. Quel dommage, quelle mélancolie.

4 décembre 2022 (changement 4 décembre 2022 | 16h00)





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