January 30, 2023
Nuclear Tactical Penguins, le nouvel album et les stades en 2023


Et étonnés et incrédules de tout ce succès, les six garçons de Bergame Ricardo Zanotti, visage, voix (ainsi que compositeur et auteur) du projet Pingouins tactiques nucléaires, et les inséparables Elio Biffi (claviers), Nicolas Buttafuoco (guitare), Matthieu Locati (la batterie), Simone Pagani (basse) et Lorenzo Pasini (guitare), ils le sont vraiment, puisqu’ils présentent leur nouvel album ‘Fake News’ qui sortira le 2 décembre. Succès inattendu, presque inattendu, mais certainement mérité.

Surtout pour eux qui ont gravi les échelons avec tous les atours, même à la vitesse de la lumière. Des clubs de quelques dizaines de personnes, lorsqu’ils ont fait leurs premiers pas avec des disques autoproduits en 2014, aux arènes à guichets fermés avec plus de trois cent mille billets vendus durant l’été 2022, jusqu’aux stades et plus d’un milliard de streams.
“Notre dimension est celle du live et des concerts, donc nous sommes super contents et cette réalisation nous rend fiers”, explique Zanotti, qui ne manque jamais une occasion de souligner à quel point la force et le caractère unique du groupe est juste… le groupe : “Être ensemble a toujours été important pour nous, nous sommes un groupe de personnes et nous pensons que la vie avec ses difficultés doit être affrontée de manière communautaire. Être un groupe est notre déclaration, c’est notre unicité. Nous voulons transmettre ceci : la valeur d’être ensemble, d’être une équipe”.

Une équipe qui travaille et gagne. Comme en témoignent les résultats obtenus ces dernières années.
A partir de 2019, le tournant avec le quatrième album, “Hors du battage médiatique” (quatre fois Platine) qui dépasse, rien qu’en 2019, les 70 millions de streams au total, jusqu’aux premières tournées de clubs avec plus de soixante mille présences au total. Et puis troisième place à la 70e édition du Festival de Sanremo en 2020 avec “Ringo Starr” (Triple Platine Certifié), e l’EP “Aïe” (certifié quadruple Platine), qui contient les singles “Pastello Bianco” (quad Platine), “Scrivile scemo” (triple Platine) et “Scooby Doo” (triple Platine).
En ce qui concerne “Fake News”, qui rassemble les deux dernières années des Nuclear Tactical Penguins en 14 chansons. Et leur histoire.

Qui est avant tout une histoire vraie et authentique. “On combat les mensonges, aussi et surtout en musique. On a choisi le titre “Fake News” ‘oxymoriquement’, justement pour se placer à l’opposé des mensonges. Le titre est né l’été dernier alors qu’on parlait de choses et d’autres à un tableau de fake news, qui influencent nos vies et polluent le débat politique et social. Cet été-là, entre autres, la nouvelle fausse et tendancieuse s’était répandue que nous rompions et que je me lançais dans une carrière solo”, raconte Riccardo : ” Au contraire, nous voulions faire un vrai album, qui raconte notre histoire, ce que nous voyons avec nos yeux… peut-être d’une manière un peu trop autoréférentielle.”.

Et quant à l’autoréférentialité, parmi les chansons dites à histoires, où le storytelling a le dessus, il y a des chansons comme « Zen », la première de la tracklist, qui raconte à quel point c’est difficile d’être musicien : « Même si c’est mal de le dire d’un si beau métier de privilégié…” et puis des passages qui racontent le chemin parcouru, car, les Pingouins tiennent à s’en souvenir : “Tout ce qui s’est passé est le résultat de notre travail, c’est conséquentielle”, comme “Memories”, “Dentista Croatia”, “Barfly”, qui parle de l’expérience de Zanotti à Londres.

Mais “Fake News” c’est aussi et surtout un album qui satisfait tout le monde, certes plus pop et “commercial” que les précédents, mais sans jamais perdre de vue la singularité du groupe. Un disque où les Penguins ont exploré de multiples genres, de la pop au rock, de l’électro aux flashs jazz, toujours avec un esprit songwriting.
Et voici donc des morceaux de Penguins en version ballade indé, qui parlent de la solitude et de l’isolement causés par la pandémie, comme “Hikikomori”, qui raconte le phénomène adolescent répandu au Japon, mais désormais aussi dans le reste du monde , de s’enfermer dans sa chambre et de ne plus vouloir sortir : “La solution pour sortir du danger Hikikomori ? Insister sur l’aspect communautaire de la société et repenser l’être ensemble, comme seul salut”.

Et puis il y a des chansons plus pop avec de nombreux clins d’œil au rock, des chansons “stadium”, dans le sens positif du terme, dédiées par exemple aux “Young Wannabe”, qui cherchent encore leur place dans le monde, pour danser sous le scène comme “I’m not cool”, qui se moque du contraste entre la position d'”outsider”, comme les Penguins l’ont toujours ressentie, et celle d’un groupe “cool”, ou “Stage Diving”, dont le titre rappelle déjà surfant sur le public lors des concerts.

Globalement un album mature, mais Zanotti souligne : “Pas pourri. Dans le sens où on veut continuer à mûrir, mais être toujours en mouvement, un panta rei, ou un panta-band, pour ne pas risquer de s’arrêter et recommencer à descendre. Cet album a aussi été écrit pour exorciser cette peur…”.

En parlant de stades et de ce qui les attend, forts de tant de succès et de résultats, les Pingouins ne craquent pas : « On se rend compte qu’on a un poids précis, des responsabilités, on sait qu’il y a des attentes, pour nous le public a toujours été. réaliser qu’on ne peut pas “faire d’erreurs”, même dans des chansons, comme dans “Ricordi”, où l’on parle d’une drogue sur laquelle, avant d’écrire à son sujet, on s’est largement documenté… pour ne pas répandre de fake news.

Quant à nous, nous restons les garçons d’à côté, heureux de ce que nous avons accompli, mais toujours les pieds sur terre, nous sommes restés les mêmes, honorés et heureux. Pourtant, nous aimons travailler, au jour le jour, humblement. Bergame a de la chance car l’éthique de la ville est celle du travail, mieux ça va et plus il faut travailler. Nous sommes à l’opposé de la célébrité.”

La force de ces six mecs est peut-être toute là, dans cet anti-divisme, avec lequel ils ont rempli un espace musical qui n’avait encore été traversé par personne : “On est quelque chose d’atypique dans la musique d’aujourd’hui, on essaie de traverser certains lieux communs , de manière positive, en les représentant pour ceux qui nous écoutent, en peignant une image qui est ce que nous voyons, dans l’espoir qu’elle sera aussi celle de notre public”.





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