January 27, 2023
Contre les contraintes paysagères, les tuiles photovoltaïques arrivent en Italie.  Tous les détails


Le photovoltaïque invisible arrive en Italie : Senec, une entreprise active dans le monde des énergies renouvelables et connue pour ses systèmes de stockage, a décidé de faire venir en Italie les tuiles produites par la société suisse Megasol, en baptisant la solution SENEC.tile.

Au lieu des panneaux solaires monocristallins classiques qui sont utilisés aujourd’hui pour installer des systèmes sur les toits, les tuiles s’intègrent parfaitement à la structure et deviennent partie intégrante du toit, grâce également à la couleur “terre cuite” qui va bien avec les besoins des municipalités et pays où existent des contraintes paysagères.

Aujourd’hui, en Italie, dans de nombreux petits villages et dans de nombreux lieux d’intérêt historique et culturel les permis ne sont pas accordés pour l’installation d’un système photovoltaïque traditionnel qui pourraient, s’ils étaient exposés, défigurer le panorama.

Une solution celle du SENEC.tile qui rappelle beaucoup celle américaine créée par Tesla, même si le produit suisse semble décidément plus avancé. La structure, en verre – verre, en plus d’être totalement résistante, est recouverte d’un matériau breveté qui évite tout type de réflexion du soleil, rendant la surface totalement opaque, comme un vrai toit. Deux coloris disponibles, grille terracotta et anthracite, et trois coupes disponibles, 40 cm, 105 cm et 170 cm, le tout avec une hauteur de 38 cm.

Nous sommes évidemment face à un produit qui a une série de compromis à considérer : vu de près, en effet, la carte n’a pas la structure typique de la cellule photovoltaïque des panneaux classiques.

Cela signifie que la puissance de chaque tuile individuelle est inférieure à celle d’un panneau traditionnel. Juste pour donner une idée, la petite tuile, 2 x 2 cellules, dans la version en terre cuite a une puissance nominale maximale de 18 Wc, tandis que la plus grande, avec 2 x 10 cellules, dans sa longueur d’un mètre et soixante-dix et dans les 38 cm de hauteur, il génère environ 90 Wp.

La puissance fournie pour la version anthracite augmente légèrement, mais on a quand même affaire à des données complètement différentes de celles d’un panneau solaire traditionnel.

Juste à titre de comparaison, un module Hyundai HY-S410VG de 410 watts mesure 172 cm × 111 cm et utilise trois tuiles de 170 cm et 38 de hauteur peuvent avoir un maximum de 270 Watts.

Ce n’est cependant pas un gros problème, car si un système traditionnel occupe sa surface, la tuile doit couvrir tout le toit et dispose de beaucoup plus de mètres carrés.

Si les panneaux solaires traditionnels sont faits pour être montés sur un toit, la tuile Senec/Megasol est une vraie tuile qui peut aussi être utilisée comme solution de toiture sans même poser de tôle.

Grâce au système d’accrochage Match, qui gère également la répartition du courant, les tuiles photovoltaïques ils sont posés sur les poutres en bois traditionnelles de manière superposéerendant efficacement le toit étanche. Un système flexible, qui comprend également les arêtes et les tuiles coupées sur mesure pour couvrir les trous latéraux. La souplesse de pose permet également un positionnement avec décalage, donc en quinconce, et permet également de mixer différents types de carrelage, la hauteur est alors standard.

Évidemment, un dernier paramètre fondamental demeure, qui est celui du prix. Senec ne nous a pas donné d’indications, mais c’est un gros investissement et c’est aussi pour cela que ces dalles sont garanties performantes 25 ans, avec une dégradation des performances de 0,6% par an.

Selon l’entreprise suisse qui produit les modules, le coût d’un toit en tuiles photovoltaïques est plus ou moins le coût de la réfection de la toiture d’une maison entière plus le coût d’un système photovoltaïque traditionnel pour ce toit. L’idée de la tuile, en effet, est d’avoir tout le toit photovoltaïque, ou du moins le côté bien exposé, et pas seulement une zone précise comme c’est le cas avec les systèmes traditionnels.

On parle de quelques dizaines de milliers d’euros pour une maison unifamiliale, à condition bien sûr que la toiture ne soit pas énorme : refaire une toiture de 100 m2 coûte aujourd’hui environ 30 000 euros. Dans les prochains jours nous devrions avoir des idées de coûts plus précises qu’une pose complète de carrelage.


La tuile photovoltaïque est certes une solution fantastique et est la seule solution réalisable dans certaines régions, mais évidemment ce n’est pas une solution qui peut être évaluée sans penser à une rénovation complète du toit de la maison. L’espoir est que les prix peuvent chuter rapidement.





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