January 31, 2023
Bière, des hausses de prix de 50 % pour la chaîne d'approvisionnement mettent en danger une entreprise sur deux


il n’y a pas de paix pourindustrie de la bière italienne. D’abord la crise pandémique, le confinement et le black-out conséquent de la chaîne Horeca, première source de revenus des entreprises du secteur. Désormais, la hausse continue des coûts de production due au coût élevé de l’énergie, la hausse des prix des matières premières, des emballages et des matériaux tels que le verre, les métaux, les étiquettes et les bouchons ont mis à genoux un secteur qui, avant le Covid-19, voyageait en territoire positif avec un chiffre d’affaires de près 10 milliards d’eurosqui ne cesse de croître depuis 10 ans.

Il est rapporté par leObservatoire de la Bière dans son dernier rapport intitulé “La création de valeur partagée dans le secteur de la bière en Italie”maintenant dans sa sixième édition et créé avec Althésys. L’analyse montre que, bien que le désir des Italiens pour la bière n’ait pas diminué au cours de ces mois difficiles, l’avenir de l’industrie du secteur est désormais sérieusement menacé. Et, avec elle, la richesse et l’emploi que sa chaîne d’approvisionnement apporte au pays.

Les chiffres de l’étude disent qu’en un an et demi, de 2021 au premier semestre 2022, le prix des produits de base tels que le maïs et l’orge malté, ont augmenté de 80 et 95 % ; doublé celles des matériaux et emballages ; ont même quadruplé celles de l’électricité (+ 400 %). En 2022, souligne l’étude, avec les mêmes valeurs de ventes par rapport à 2021, pour les brasseries l’incidence des coûts des matières premières et de l’énergie sur la valeur de la production a augmenté de plus de 50%. En fait, une augmentation de 20 points de pourcentage, encore supérieure aux marges du secteur en 2021 (17,1%).

Graphique de Silvano Di Meo

Graphique de Silvano Di Meo

Selon l’Observatoire, les conséquences pour le monde de la bière, coincé entre l’augmentation des coûts et la baisse du pouvoir d’achat des Italiens, représentent un facteur de déstabilisation qui affecte directement à la fois le évaluer que leoccupation de la chaîne d’approvisionnement, mais risque également d’éliminer ce “phénomène de la bière” qui, en 10 ans, a fait de cette boisson le centre de la gastronomie et de la socialité italiennes. Une baisse de 5% des revenus du secteur, envisageable sur la base d’une dynamique classique qui voit une baisse possible de la demande dans les hausses de prix, conduirait à des pertes opérationnelles pour au moins une brasserie sur 2 (48%).

Ces mêmes entreprises qui, ces 4 dernières années, n’ont cessé d’investir (250 millions d’euros entre les usines et les ressources humaines) et qui sont sorties seules des deux années les plus difficiles de leur histoire. Alors que la reprise semblait proche, rappelle l’étude, un nouveau risque vient s’ajouter au poids des coûts augmentation des droits d’accise sur la bière, ce qui pourrait encore déprimer un secteur qui se trouve déjà dans un équilibre instable. De plus, selon l’Osservatorio Birra, les effets des hausses de prix enregistrées jusqu’à présent ne se limiteront pas à 2022 et les entreprises devront également faire face à une forte incertitude l’année prochaine. De ce point de vue, 2023 apparaît comme une année difficile avec une pression sur les marges.

Par réflexe, il prévient Observatoire de la Bière, même la valeur partagée de l’ensemble du secteur risque d’imploser. Valeur calculée en analysant toutes les étapes de la chaîne d’approvisionnement de la bière (approvisionnement en matières premières, production, logistique, distribution et vente), les effets directs (valeur ajoutée, contribution fiscale, emploi) des activités de l’industrie brassicole italienne, la indirecte et induite. Selon l’étude, la chaîne d’approvisionnement de la bière en 2021 a généré 9,4 milliards d’euros de valeur partagée, qui correspondent à un demi-point (0,53 %) de notre PIB et à 5 % des fonds apportés par le Plan national de relance et de résilience (Pnrr). La bière n’a pas seulement apporté de la richesse à ceux qui la produisent. En effet, l’inverse est plus vrai : seuls 2% des 9,4 milliards de valeur partagée sont “retenus” par les brasseries, le reste est distribué aux ouvriers et à l’Etat.

En effet, souligne l’étude, chaque euro de bière vendu a généré 6,4 sur l’ensemble chaîne de production. Les phases aval en ont surtout profité (distribution et vente, avec 7 341 millions d’euros), tandis que la bière a apporté une apport substantiel aux caisses de l’Etat: 4 206 millions d’euros de TVA, impôts et cotisations sur le revenu et le travail. Non seulement cela : la chaîne d’approvisionnement de la bière a distribué 2 348 millions d’euros de salaires, donnant du travail à plus de 95 000 familles, avec une valeur d’environ 30 employés pour chaque employé de production.

L’étude explique que cet effet multiplicateur de valeur, qui augmente à chaque étape de la chaîne d’approvisionnement, est malheureusement également vrai en sens inverse. Si les producteurs, qui représentent une petite partie de la valeur partagée que la bière apporte au pays, entrent en crise, toute la chaîne d’approvisionnement en souffrira. En particulier, le Loin de la maisonc’est-à-dire que je Restaurantsla pizzériasje pub bar, où la bière, en raison de ses marges importantes, constitue une part fondamentale du chiffre d’affaires. C’est ce que confirment les mêmes gérants et propriétaires des établissements italiens que l’Osservatorio Birra a interrogés il y a quelques mois : pour 64,5 % des établissements, la bière représente aujourd’hui plus de 25 % du business, et dans les prévisions à 5 ans la part de qui dépendra car la moitié des revenus de la bière passera des 16,7% actuels aux 30,2% attendus.

Alerte au robinet : “Retour à la croissance”

En 2020, le secteur de la bière a déjà perdu 1,4 milliard d’euros de valeur partagée, ce qui équivaut à 15 000 emplois, et en 2021, il a subi de nouveaux mois de fermetures dictées par l’urgence sanitaire. “Pour faire face aux impacts de la pandémie, le secteur brassicole a déjà réduit ses coûts, mis en place des optimisations et réalisé des investissements ciblés et n’est donc plus en mesure d’absorber de nouvelles augmentations. Éviter de nouveaux revers est stratégique pour maintenir la compétitivité du secteur et les niveaux de valeur générés, ” il explique Observatoire de la Bière. L’objectif est de restaurer la croissance et de préserver l’importante valeur partagée générée par la bière en Italie qui en 2019, avant la pandémie, s’élevait à 9,5 milliards d’euros par an et donnait du travail à 108 000 familles, contribuant aux caisses de l’État pour 4,5 milliards d’euros. une année. “Mais c’est possible”, selon Absorber la bière“uniquement par des mesures fiscales qui permettent aux brasseries, malteries et points de consommation de poursuivre ou de reprendre un cycle d’investissements dans leur activité et donc de générer durablement de la valeur”.



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