January 27, 2023
Sorrento, les questions urgentes sur la table de la chaîne d'approvisionnement


Les Sorrento Professional Days clôturées, essayons de définir quelques-uns des principaux thèmes qui sont ressortis et qui ont été particulièrement mis en lumière lors de la conférence du 30 novembre “Le cœur théâtral de la rentabilité économique de l’audiovisuel : sommes-nous encore dans le temps ?” qui a été l’occasion de l’annonce par le sous-secrétaire du Mic Lucie Borgonzonidu feu vert attendu depuis des mois pour le décret cinéma de 253 millions d’euros (ici le lien vers l’actualité).

Evidemment, mais l’inverse aurait été étrange étant donné que c’est dans le cadre des Journées du Cinéma Professionnel, tout le monde a souligné la centralité de la pièce comme la valeur économique du film. Par exemple, Benoît Habib, président du syndicat des producteurs d’Anica a souligné : « Je pense qu’il est inutile de remarquer que le cinéma est au cœur de la rentabilité d’un film pour les revenus qu’il génère mais aussi en prévision d’une exploitation ultérieure. La capacité du cinéma à créer des star-systems n’a pas d’alternative ». Louis Lonigroprésident de l’Union des éditeurs et distributeurs de films Anica: «Sans cinémas, le segment théâtral n’existe pas».

On a beaucoup parlé de Comédie italienneun genre qui a garanti d’importantes collections pendant des décennies mais qui a marqué le pas ces dernières années. Louis Lonigro il ne s’est pas caché: “L’arrivée de comédies très importantes dans les prochains mois nous aidera à comprendre en mars ce qui se passe dans ce segment qui intercepte moins les intérêts du public”. Piera Detassis, président de l’Académie du cinéma italien – David di Donatello : « La comédie souffre avant tout ; il y a un type de cinéma qu’il faut repenser dès l’écriture. Quel film fais-tu ? Pour quelle exploitation ? En ce sens, comme le soulignent Detassis elle-même, mais aussi Habib et le réalisateur Roberto Andò, L’étrangeté il représente une expérience qui a su aller au-delà de la comédie classique et qui représente en ce moment le film qu’un public toujours plus large veut aller voir au cinéma. Aussi pour Nicolas MaccanicoPDG de Cinecittà »LLa comédie est en crise. Il y a un problème avec les superproductions italiennes, qui ont toujours été de grandes comédies. Nous devons trouver de nouvelles solutions. Mais comment se construisent les phénomènes cinématographiques ? C’est le thème sur la table des producteurs. Le cinéma italien a créé des blockbusters à travers la télévision, aujourd’hui cela n’arrive plus».

Un autre sujet qui sera à nouveau abordé est celui de la communication. Non seulement celle relative aux campagnes institutionnelles pour réveiller l’intérêt pour le grand écran mais aussi le faible poids que le cinéma a désormais sur les moyens de communication en dehors des supports spécialisés. Lucie Borgonzoni: « On se rattrapera par une campagne positive sur le cinéma et l’audiovisuel ; nous devons être meilleurs pour savoir nous dire. C’est l’un de ces sujets fondamentaux à aborder ». Pour Louis Lonigro «nous avons besoin d’un projet de communication générale sur les films au cinéma pour la fin du printemps et l’été, également pour stimuler le cinéma italien». Enfin Piera Detassis: « Le cinéma est sorti du circuit de la communication et il faut y réfléchir. Maintenant ça ne reste que sur des sites spécialisés mais on ne sait pas encore pour combien de temps ». Le thème de la communication a également émergé à d’autres moments de la Giornate, notamment lors des conventions des distributeurs. L’approbation de crédit d’impôt à la distribution qui prévoit des crédits d’impôt allant jusqu’à 60% pour les investissements en p&a va précisément dans ce sens et permettra aux entreprises de promouvoir plus efficacement les films à venir.

Enfin un regard surindustrie audiovisuelle: secteur sain ou pas ? Ici les avis entendus divergent. Pour Jaime Ondarza, Président Syndicat des Editeurs de Médias Audiovisuels « Le grand écran souffre beaucoup mais cette industrie connaît un moment de vivacité jamais vu auparavant. Il y a une convergence positive de plusieurs facteurs ; nous avons eu une action gouvernementale qui a effectivement pris des mesures d’autres pays et créé un système qui fonctionne. L’utilisation de l’audiovisuel s’est également développée grâce à de nouveaux acteurs et les investissements étrangers ont augmenté ». Sur la même longueur d’onde Nicolas Maccanico: « La filière se porte bien et le marché de la production explose. Tout cela en attendant que les activités liées au Pnrr démarrent. La politique a beaucoup fait ces dernières années, même avec différents gouvernements qui ont poussé dans le sens d’une augmentation des ressources». Cependant, la vue est différente Louis Lonigro: « Le segment de la production se porte très bien, tandis que la distribution et la gestion souffrent. Nous devons rééquilibrer cette situation. Nous avons eu 45 millions de visiteurs cette année, un chiffre très négatif aussi parce que ça va mieux sur les autres marchés européens».





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