January 27, 2023
des risques


Message d’Ottorino Capparelli, responsable de la gouvernance, des risques et de la conformité Assiteca Consulting –

Avec l’entrée en vigueur du nouveau Code de crise et de l’insolvabilité, la notion de prévention des crises a pris une plus grande centralité : une entreprise doit être assainie avant de faire faillite. Le nouveau Code pourrait ainsi conduire à une nouvelle baisse des estimations rapportées par l’Observatoire des faillites, procédures et fermetures d’entreprises du Cerved selon lesquelles, au premier trimestre 2022, les faillites ont enregistré une baisse de 21,6% par rapport à la même période de l’année précédente . Il y a eu 2 000 procédures ouvertes de janvier à mars 2022, l’un des chiffres les plus bas depuis 2010. Par rapport aux niveaux d’avant Covid, le nombre de procédures de faillite ouvertes a diminué de 29,8 %.

Préparez-vous d’abord à la crise

N’attendez pas que le risque de faire face à une crise devienne réalité, mais préparez-vous à l’avance : c’est le véritable saut culturel que les entreprises de notre pays doivent faire. Sous l’impulsion du législateur, les entreprises sont désormais appelées à revoir leurs structures organisationnelles, administratives et comptables, en choisissant des modèles qui anticipent les seuils d’alerte (alertes précoces) et qui activent ces garanties correctives visant à assurer la continuité de l’exercice de l’activité économique.

Avec l’imprévisibilité actuelle du scénario macroéconomique, un seul une planification stratégique définie avant qu’une crise ne survienne peut favoriser une plus grande résilience : des structures organisationnelles, administratives et comptables adéquates auraient, par exemple, aidé de nombreuses entreprises pendant la crise pandémique – ou actuellement avec le déclenchement de la guerre en Ukraine – à adopter des stratégies utiles pour assurer la continuité des activités et répondre plus rapidement aux changements dans les chaînes d’approvisionnement et de distribution.

L’urgence pandémique et les mesures de confinement adoptées pour y faire face ont en effet provoqué des déséquilibres financiers, économiques et de fonds propres pour de nombreuses entreprises. Les crises auxquelles nous avons assisté, même si elles doivent être considérées en partie comme une conséquence du moment historique particulier, peuvent devenir extrêmement dangereuses, en particulier pour les petites et moyennes entreprises qui ne disposent pas des ressources internes nécessaires pour mettre en place un système intégré de gestion des risques.

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Une meilleure prise de conscience des risques

De ce point de vue, parler de structures organisationnelles, administratives et comptables adéquates nous amène sans aucun doute à réfléchir à la nécessité de systèmes de contrôle interne capables de rendre les entreprises plus gérables ou, du moins, plus conscientes des risques, des opportunités et des actions stratégiques et effectivement opérations réalisables.

Pour cette raison, le nouveau Code rend de plus en plus évident le fossé entre les grandes entreprises, qui ont une structure organisationnelle solide avec des systèmes de contrôle adéquats et souvent Audit interneet les petites et moyennes entreprises classiques, encore plus familiales, souvent insuffisamment structurées en fonction d’objectifs à long terme.

La prévention des crises assume un rôle encore plus central pour ces réalités. En effet, ce sont les entreprises qui ont le plus d’urgence à mettre en place un suivi constant de leurs perspectives de pérennité économique à moyen terme, notamment au regard de certains indicateurs à caractère de résultat, de capitaux propres et financiers.

En ce sens, une approche efficace devrait inclure la création d’un évaluation visant à détecter les processus jugés pertinents pour l’activité de l’entreprise, à identifier les postes les plus significatifs du bilan et à définir le niveau d’organisation interne nécessaire pour identifier et maîtriser les risques des processus critiques.

En adoptant cette approche de gestion des risques, visant à mettre en place en amont une organisation interne adaptée, les entreprises seraient en mesure de faire face elles-mêmes aux évolutions internes et externes des entreprises. Un exemple en est le changement générationnel : selon les statistiques les plus récentes, seulement 30 % des entreprises familiales survivent à leur fondateur, et seulement 13 % atteignent la troisième génération. Ainsi, pour assurer la continuité des activités, il est en effet nécessaire que les entreprises intègrent une stratégie de gestion des risques.

Une planification des risques de liquidité

L’adoption d’un approche préventive encourage toutes les entreprises à réaliser des analyses de scénarios, en adoptant de nouveaux systèmes de contrôle interne et des plans d’organisation structurés, en cohérence avec la complexité et la taille des activités réalisées. Par exemple, conformément aux dispositions réglementaires et aux indications du législateur, les personnes morales doivent en premier lieu mettre en place une planification financière structurée visant à gérer les risques de liquidité, même en l’absence de problèmes spécifiques en termes de revenus ou de maîtrise des coûts.

Confirmant ce que l’on peut imaginer, une enquête récente menée auprès d’un échantillon d’entreprises clientes d’Assiteca a montré que les PME, dans la plupart des cas, ne disposent pas d’une structure organisationnelle avec les fonctions nécessaires à la gestion des risques (contrôle de gestion, audit interne, gestion des risques , etc.). Par ailleurs, 69% d’entre eux n’ont pas non plus souscrit à une police D&O, un instrument d’assurance qui protège les biens personnels des administrateurs et des dirigeants dans le cas où ils seraient appelés à répondre en réparation des dommages causés à l’entreprise elle-même, aux créanciers ou à tiers.

Avec les nouvelles dispositions et procédures introduites par le Code de crise, le scénario de risque pour les organes d’administration et de contrôle des entreprises s’élargit. Plus la mise en place de structures organisationnelles adéquates est devenue un devoir explicite imposé par le législateur aux entreprises, plus le non-respect de cette disposition devient une violation grave des devoirs des organes.

Une approche managériale est essentielle

Il devient donc essentiel que les entreprises recourent à une approche managériale (y compris via un soutien externe) pour la cartographie et la gestion des risques et pour la protection des dirigeants. L’hypothèse d’une approche intégrée de la gestion des risques, qui comprend les phases d’analyse, de prévention et d’atténuation, jusqu’à leur transfert au marché de l’assurance, pourrait s’avérer la clé pour garantir la continuité des activités et prévenir la propagation de toute situation critique potentiellement remédiable. irrémédiablement.



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